PANACÉE

Le préservatif est un objet lié au plaisir même s’il nous sépare en limitant les libertés par le monde matériel, la liberté de communiquer totalement par la sensation du toucher réel. Pourquoi un brodème sur un préservatif, objet à connotation sexuel ? Ekaterina Igorevna veut décrier un peu ce conflit de la perception. Ce n’est plus seulement, un objet pour l’acte d’amour, c’est une œuvre d’art.

Cette série est le symbole de la communication sans frontière, la communication sincère. Par le fil de broderie, il traverse cet objet minimaliste de 180 mm sur 53 mm, en mettant l’art en avant. L’art libère les idées, les envies, les passions. Il est sans limite. Il nous sauve, il est capable de nous guerrier de tout. Normalement, un préservatif ne permet pas de donner vie. Lui-même ne sert qu’une fois. Le brodème lui permet de passer une idée, un texte, une citation à la postérité.

Afin de souligner la subtilité de la démarche, Ekaterina Igorevna a opté pour le préservatif de la marque Skyn, réputé pour sa finesse extrême et son effet « seconde peau ». Objet très fin, elle le brode à la main, au point de croix, très doucement.

Les brodèmes sur préservatifs vierges présentent des locutions latines. Le latin, comme le grec, est à l’origine de tout, dans les langues, utilisées au quotidien, partout dans le monde, et à la base de presque tous les ouvrages faisant référence aux philosophes comme Cicéron ou encore Platon.  Ad fontes ! 

Les brodèmes sur préservatifs vierges brodés au point de croix se font porte-parole de l’art de demain.